Blue Mountains

Stéphanie dans les Blue MountainsLes « montagnes bleues » se trouvent à moins de 100 km à l’ouest de Sydney et ont constitué pendant de nombreuses années une barrière naturelle infranchissable. Très dense, fertiles et riches en minerais elles tirent leur nom d’un halo bleu généré par l’essence des eucalyptus.

L’Unesco a d’ailleurs inscrit ces montagnes sur sa liste pour sa grande variété écologique et la « représentation large et équilibrée d’habitats à eucalyptus ».

Trois soeurs dans les Blue Mountains

Excursion incontournable quand on est à Sydney, les paysages sont bien plus beaux que ce que peuvent donner les photos et je dois dire que j’ai apprécié l’aménagement touristique du site (Scenic World Blue Mountains) avec ses 2 téléphériques et son funiculaire à 52° (plus forte pente au monde). Ça permet d’avoir de beaux points de vus et d’accéder facilement aux balades dans la forêt. Un peu touristique, mais j’ai bien apprécié et j’ai joué 3 fois à Indiana Jones dans le petit train vertical.

Stéphanie et cascades dans les Blue Mountains

Alice Springs

Située dans le centre rouge de l’Australie, cette ville, mieux servie au niveau aérien et mieux équipée qu’Ayers Rock est le point de base de beaucoup d’excursions dans la région. Située sur la route entre Adelaïde au sud et Darwin au nord, c’est aussi un centre pour la culture aborigène.

Beaucoup d’hôtels et de services pour les touristes. Vous pourrez facilement organiser vos excursions vers Uluru, MacDonnell Ranges ou Kings Canyon que je n’ai malheureusement pas pu faire.

Mais Alice Springs propose aussi ses propres activités. En particulier le Desert Park que j’ai particulièrement apprécié. Une reconstitution des différents déserts de l’Australie, de l’outback avec ses oiseaux et animaux. Ainsi par exemple une volière où on entre pour écouter les différents chants des oiseaux. Mais également une maison des animaux nocturnes : dans la pénombre on peut observer ces animaux qu’on rencontre rarement. Pour nous permettre de les voir de jour, les lumières sont allumés la nuit dans la maison. Superbe. Et enfin diverses activités dont une explication particulièrement claire sur la vie des aborigènes en Australie.

Desert Park à Alice Springs

Malheureusement Alice Springs présente parfois une autre vision du monde aborigène. Ce qui frappe c’est l’impression d’insécurité, la police et les peuples originels parfois très alcoolisés qui errent dans les rues et les parcs. On sent une forme de désespoir dans cette perte d’identité qu’ils expérimentent.

Enfin un grand RDV d’Alice Springs : le coucher de soleil sur le point le plus haut de la ville.

Coucher de soleil sur Alice SpringsCoucher de soleil sur Alice Springs

A chaque voyage on croise des gens, mais à Alice Springs j’ai rencontré Rodolphe et Nathalie. Ils m’ont gentiment ramenée à mon hôtel une fois la nuit tombée. Mais ce qui interpelle c’est que nous nous sommes régulièrement recroisés les jours qui ont suivi. Sur un parking improbable dans les MacDonnell Ranges et pour observer un autre coucher de soleil : celui sur Uluru. Le monde est finalement bien petit.

Quelques mots d’anglais

Quand on voyage l’anglais est obligatoire. Même si je suis parfois tombée sur des français dans les restaurants et hôtels, il me semble particulièrement délicat de voyager par soi-même sans parler cette langue universelle.

Et puis bien évidemment tous les tours ou excursions que j’ai pu suivre étaient en anglais.

Alors j’avoue que pour moi ce n’est pas un problème, mais j’ai tout de même rajouté quelques mots à mon vocabulaire grâce à ce périple.

Fern. Ma chambre portait ce nom à Cairns, mais c’est dans la forêt que j’ai vite compris de quoi il s’agissait. Fern = fougère.

Fougère (fern) en Australie, certaines espèces ont connu les dynosaures

Milkyway. Pour moi il s’agit bien évidemment d’une barre chocolatée. Mais je n’avais jamais décomposé le mot et pensé à son autre signification. Chose faite sur la plage de Fraser Island de nuit à observer les étoiles et la croix du Sud. Milkyway = voie lactée.

Hight Tie – Low Tie. Je connaissais déjà, mais on oublie vite, hors ce sont des termes nécessaires au bord de l’eau. Hight Tie – Low Tie = Marée haute – Marée basse.

Kangaroo. Là je crois que la traduction est évidente, mais je le mets pour l’orthographe. Kangaroo = Kangourou

Timber. Au départ j’ai cru qu’il s’agissait d’une espèce d’arbre, mais j’avais du mal à savoir laquelle et à l’identifier. Alors j’ai vérifié et en fait c’est un terme plus général. Timber = bois de construction.

Cassowary : ne vous inquiétez pas si même avec un très bon niveau d’anglais vous ne connaissez pas. Je ne connaissais pas non plus la traduction en français. Il s’agit d’un oiseau de type autruche qui vit en symbiose avec la forêt humide du nord de l’Australie. Je n’ai pas eu la chance d’en observer. Mais comme il peut être dangereux avec ses griffes aiguisées comme des poignards, ce n’est pas forcément si grave. Cassowary = casoar.

Casoars (cassowaries) en AustralieCasoars (cassowaries) en Australie

Stock : c’est un faux ami, il ne s’agit pas que du stock (réserve). Vu sur des cartes de restaurants ou sur des panneaux de signalisation de danger, j’avais du mal à savoir exactement de quoi il s’agissait. Effectivement là aussi c’est un terme un peu général. Stock = animaux d’élevage.

Caterpillar. Pour moi c’était là aussi une marque comme Milkyway, une marque d’engins de chantiers. Mais là aussi il y a une signification au départ. Caterpillar = chenille. Aussi utilisé pour l’insecte du même nom.

Voyage en avion autour du monde

Je craignais le grand nombre de transferts en avion : fatigue, décalage horaire, retards, compagnies…

Finalement ce n’était pas si désagréable. On prend vite ses habitudes et quand on prend des longs courriers à répétition on ne souffre plus réellement de décalage. L’adaptation se fait à la lumière du jour et finalement ce sont les jetlags type 2 ou 3 heures qui m’ont le plus perturbée.

Point de vu sièges dans les avions, j’avais réservé à l’avance les places et j’étais toujours côté hublot. Ça peut servir quand il n’y a pas de divertissement à bord. Car j’ai maintenant une bonne expérience des compagnies aériennes prises et même de certains aéroports. Quelques impressions, conseils et anecdotes :

– se déplacer en avion en Australie au niveau domestique est très facile et inutile d’arriver beaucoup en avance. L’enregistrement se fait maintenant via internet ou par bornes libre-service, les bagages aussi sont à déposer par soi-même et l’ensemble des opérations prend à peine quelques minutes. Passage par la sécurité, encore quelques minutes et finalement en moins d’un quart d’heure on est à la porte d’embarquement.

l’aéroport le plus pittoresque que j’ai fait était celui de l’île de Pâques. Ils annoncent la porte d’embarquement, mais de toute façon il n’y en a qu’une avec partie extérieure donnant directement sur la piste où le seul avion arrivant sera celui à prendre. Un Moai attend avec nous et j’avoue que je me suis dit en voyant les passagers débarquer qu’ils avaient bien de la chance.

Aeroport Ile de Paques

– petite astuce également pour les voyageurs en économique. Sur le trajet Santiago-Ile de Pâques (6 heures) j’avais un siège dans la dernière rangée et j’étais un peu inquiète car j’avais peur que le siège ne s’incline pas. Tout au contraire j’ai eu la surprise d’avoir bien plus de place que dans les autres rangées et un sièges type business avec un repose-pied extractible, un confort inattendu et de quoi très bien dormir parfaitement allongée.

– enfin j’ai un peu d’expérience sur les compagnies aériennes maintenant. Voici donc mon classement. Cathay Pacifique et Quantas très bien. En Australie j’ai également voyagé sur Virgin : vol annulé et vol low cost même si les avions étaient les seuls avec sièges en cuir. En Amérique du Sud : LAN qui a un haut niveau de service et une ponctualité qui m’a semblé plus importante. Enfin dernière compagnie à éviter à tout prix, Ibéria : avions longs courrier (12h) vieux et sans divertissement, personnel très désagréable, menus minables et ils exagèrent sur les annonces des vents hors taxe… Dommage qu’ils soient leader vers l’Amérique du Sud, mais je crois qu’il vaut presque mieux passer par les Etats-Unis car en plus les correspondances à Madrid ne sont pas assurées et j’ai dû courir comme rarement pour ne pas rater mon vol. Ibéria à bânir comme compagnie aérienne et je l’écris également pour moi, pour m’en souvenir et ne plus voyager avec eux car j’avais déjà eu cette réflexion il y a quelques années.

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Buenos Aires : très bonne surprise !

Après avoir vu Lima et Santiago et réalisé qu’il n’y avait rien à y voir, je ne savais pas trop quoi penser de Buenos Aires. J’ai donc eu la bonne surprise de découvrir une ville agréable, vivante et avec une âme.

Je n’y ai passé qu’un dimanche, du coup peu de temps et impossible de tout voir. Alors je me suis décidée à suivre l’exemple des Portènes (habitants de la ville) et j’ai déambulé de marchés de quartiers en places animées.

Premier arrêt : San Telmo, justement un marché réputé qui a lieu les dimanches. Des étales nombreuses, des groupes jouant du tango et plein de choses à déguster.

Marché San Telmo à Buenos Aires : joueurs de tango

Puis j’ai profité du bus touristique pour m’imprégner de l’atmosphère de la ville. Très bonne manière d’avoir une vision globale et l’occasion de m’arrêter devant l’emblème de Buenos Aires : la Floralis Genérica : fleur en aluminium qui initialement se fermait le soir et s’ouvrait au matin.

Stéphanie et Floralis à Buenos Aires

Enfin j’ai pu appréhender cette culture du café que j’ai immédiatement adoptée : s’arrêter régulièrement sur des terrasses, profiter des places, vivre dehors et ensemble.

Une bonne surprise donc que cette ville de Buenos Aires qu’il faudra que je visite plus à fond lors d’un prochain voyage. Une belle ville, accueillante, vivante, variée et envoutante.

Buenos Aires en Argentine